Enjeux de la formation

Éducation routière, changement de comportement et formation à la conduite : constats, enjeux et Transformations

 

La lutte contre l’insécurité routière est l’une des priorités du gouvernement français et des pouvoirs publics depuis 2002. En effet, le risque routier constitue aujourd’hui le premier risque d’accident mortel au travail et reste la première cause de mortalité pour les moins de vingt-cinq ans. Cette lutte s’appuie sur le renforcement des sanctions et sur le développement d’une politique d’éducation et de prévention du risque routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route. Mais, malgré les progrès exceptionnels observés depuis 2003, on observe un ralentissement de la diminution du nombre de morts. Cette inflexion dans la courbe de mortalité nous incite à envisager des solutions complémentaires. En effets la lutte contre l’insécurité routière, s’est axée en France, sur les principes behavioristes de renforcements négatifs (sanctions pécuniaires ; perte de points, voire du permis de conduire…), et très peu sur le renforcement positif de comportements routiers adaptés et apaisés. Par ailleurs, il y a très peu de moyens mis en place pour permettre aux usagers de la route de continuer à se former tout au long de leur vie de conducteur.

 

L’éducation et la formation pourraient influencer la régulation des comportements à risque, et ainsi permettre de développer des compétences auto-évaluatives permettant à chaque usager de passer d’un état argentique à un état d’acteur, voire d’auteur de leurs déplacements. L’éducation faisant partie intégrante de la construction identitaire de l’être humain, elle soulève notamment les notions de savoirs, savoir-faire, de savoir-être, mais aussi de savoir-devenir. L’importance de l’éducabilité réside, donc aussi, dans un souci de cohérence nécessaire au bon fonctionnement des hommes entre eux. Mais plus important encore, nos apprentissages ne sont pas figés. Pour cela, la volonté de progression de chacun résulte de sa potentialité à changer. Ainsi, considérons-nous ‘apprentissage de la conduite automobile comme relevant en partie d’un processus de socialisation. Cette socialisation peut être définie « comme l’appropriation et l’intériorisation actives par l’individu des valeurs, des attitudes, des représentations des règles sociales et de normes de références sociales… » permettant une autonomie et une adaptation à la circulation routière.

Mais la socialisation par l’Éducation routière suppose à la fois des compétences cognitives, perceptives, sociales, affectives et auto-évaluatives… À l’aube de grands bouleversements (réformes des métiers de l’enseignement de la conduite automobile et de la Sécurité Routière, intégration de la matrice GDE (GADGET, 1999) dans les nouveaux référentiels et programmes de formation, renforcement du continuum éducatif…), l’Éducation Routière se doit de réfléchir à une politique globale et efficiente de l’enseignement de la Sécurité Routière.

Comme nous l’avons vu précédemment, les jeunes de 18 à 24 ans paient un lourd tribut à l’accidentologie routière. En 2011, alors qu’ils ne représentaient que 9 % de la population française, ils représentaient 21 % des tués (ONISR, 2011). La réduction de l’accidentalité des jeunes conducteurs passe par un travail sur la perception du risque et par la réduction de son acceptation. En effet les conducteurs novices acceptent un niveau de risque plus élevé que les autres conducteurs et se mettent plus souvent dans des situations dangereuses. J.S. Wilde, plus connu pour l’élaboration de la théorie homéostatique du risque routier (Wilde, 1982, 1988, 2001), nous montre ici qu’une approche centrée sur la récompense et le renforcement positif est à développer dans l’apprentissage de la conduite automobile. En effet, le résultat des expériences des programmes incitatifs, montrent que la valorisation des comportements sécuritaires (par l’argent notamment), permet une réduction significatrice de l’accidentologie. Ainsi son travail nous permet-il de nous éclairer sur des pratiques innovantes à mettre en œuvre dans l’Éducation Routière.

L’éducation routière pourrait être ainsi un moment de socialisation et d’intégration des règles et des normes sociales. Par contre, la diversité des compétences et des enjeux à l’œuvre, dans la formation à la conduite et à la sécurité routières, justifient le besoin de renforcer la formation des formateurs, mais également l’animation et la coordination du réseau d’acteurs contribuant à cette formation.

 

Comme nous l’avons vu précédemment, la matrice GDE devient la référence européenne pour toute réflexion éducative ayant comme visée, l’apprentissage d’une conduite plus sûre. Le rapport GADGET (1999), d’où est issue cette matrice, préconise notamment le développement de plusieurs compétences essentielles, afin d’atteindre les niveaux supérieurs de cette matrice. Ces compétences, centrées sur la personne, passent par la connaissance de soi, le changement identitaire et par de nouveaux comportements adoptés. Une des difficultés de cette approche consiste à déterminer quelles sont les approches et méthodes pédagogiques les plus à même à développer ces compétences du conducteur. Mais aucune amélioration ne peut être envisagée si les pratiques des enseignants de la conduite automobile restent les mêmes.

 

Le « continuum éducatif », c’est l’idée que l’éducation à la sécurité routière ne se fait pas seulement lors du passage du permis de conduire, mais tout au long de la vie.

Les trois principes

  • L’éducation à la sécurité routière concerne l’ensemble des usagers de la route (pas seulement les conducteurs), du plus jeune âge jusqu’à la fin de la vie.
  • L’éducation à la conduite et à la sécurité routière s’inscrit dans un processus progressif et continu. En famille, à l’école, au moment du passage de l’examen du permis de conduire et après son obtention, pendant la vie active et au-delà.
  • L’éducation à la route et à la sécurité routière doit, à tous les niveaux de la formation, prendre en compte les aspects comportementaux de l’individu.

 

Les trois grandes étapes

La chaîne du continuum éducatif se réalise en trois grandes étapes :

  • Les attestations scolaires de sécurité routière (ou l’attestation de sécurité routière)
  • Le permis de conduire ;
  • Les formations post-permis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’attestation scolaire de sécurité routière

 

Bien conduire ou bien se conduire sur la route doit commencer dès le plus jeune âge, bien avant d’obtenir le permis de conduire.

Premières victimes de l’insécurité routière et conducteurs de demain, les jeunes représentent un enjeu majeur pour faire évoluer les mentalités et les comportements.

 

De quoi s’agit-il ?

 

Les attestations ASSR 1 et ASSR 2, délivrées au collège, portent sur la connaissance des risques et des règles applicables pour chacun des types d’usagers : piéton, cycliste, cyclomotoriste, passager d’une voiture, futur automobiliste.

 

Pour quoi faire ?

 

L’ASSR 1 ou l’ASSR 2 permet de s’inscrire à la formation pratique du brevet de sécurité routière (BSR*).

L’ASSR 2 est obligatoire pour l’obtention du permis de conduire des catégories A et A1 (permis moto), B (permis voiture, que ce soit pour la conduite accompagnée ou pour la filière traditionnelle) et B1 (permis quadricycle lourd à moteur).

 

Quand ?

 

Ces formations théoriques se déroulent en deux temps, en classes de 5e et de 3e.

Elles font partie intégrante de l’enseignement obligatoire et permettent de vérifier les connaissances de sécurité routière progressivement acquises tout au long de la scolarité.

Pour tous ceux qui n’ont pas l’ASSR et qui ne sont pas scolarisés, l’attestation de sécurité routière (ASR) a été créée.

Elle est délivrée aux personnes ayant satisfait à un contrôle de connaissances effectué par les organismes agréés que sont les groupements d’établissements pour la formation des adultes (GRETA).

L’épreuve se présente sous la forme d’une série de séquences animées illustrant 20 questions à choix multiples.

 

Quelles épreuves ?

 

Les épreuves de l’ASSR de 1er et de 2e niveau sont organisées chaque année dans tous les établissements entre le début du deuxième trimestre et la fin de l’année scolaire, avec la possibilité de passer une épreuve de rattrapage. Chaque épreuve se présente sous forme d’une série de séquences animées en images de synthèse illustrant 20 questions à choix multiples.

L’attestation est attribuée aux élèves ayant obtenu au moins 10/20 à l’épreuve et délivrée par le chef d’établissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attestation de sécurité routière (ASR)

Vérifié le 02 février 2018 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

 

L’ASRpermet aux personnes qui ne possèdent pas l’ASSR d’obtenir un 1er titre de conduite après la réussite à l’examen. L’ASR permet aussi de valider la partie théorique du brevet de sécurité routière (BSR). Elle est délivrée après un examen portant sur des connaissances théoriques. L’inscription ne se fait pas auprès d’une auto-école, mais auprès d’un service dépendant de l’académie ou de la direction des affaires scolaires dans les grandes villes.

 

  • ASSR et ASR (Publié le 13 février 2018)

Vous venez de passer avec succès le permis de conduire une voiture (permis B) ? Savez-vous que, pour la délivrance du permis, vous devez notamment fournir votre attestation scolaire de sécurité routière de second niveau (ASSR 2) ou votre attestation de sécurité routière (ASR) ? Vous l’avez perdue ? Pas de panique, vous pouvez désormais présenter une simple déclaration sur l’honneur.

 

DE QUOI S’AGIT-IL ?

L’ASR permet aux personnes qui ne possèdent pas l’ASSR d’obtenir un premier titre de conduite après la réussite à l’examen.

L’ASR permet aussi de valider la partie théorique du brevet de sécurité routière (BSR) nécessaire pour suivre la formation pratique du BSR.

 

PERSONNES CONCERNEES

Vous pouvez demander à passer l’ASR si vous remplissez les 3 conditions suivantes :

  • ne pas être titulaire de l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR de niveau 1 et 2),
  • être né après 1987 et avoir au moins 16 ans,
  • être non scolarisée ou être en contrat d’apprentissage.

 

EXAMEN

 

Vous pouvez vous inscrire :

  • soit auprès d’un Greta (groupement d’établissements de l’Éducation nationale),
  • soit auprès de la mairie dans les grandes villes.

Épreuve

  • Vous devez passer une épreuve portant sur les connaissances théoriques des règles de sécurité routière.
  • Elle se présente sous la forme d’un questionnaire à choix multiples.
  • Les questions sont au nombre de 20 et chacune est précédée d’une séquence filmée.
  • L’ASR est délivrée aux personnes ayant obtenu au moins la note de 10/20 à cette épreuve.
  • En cas de réussite, l’attestation vous est envoyée environ 2 semaines après la date de l’épreuve.
  • En cas d’échec, vous pouvez faire une nouvelle demande d’inscription pour la session suivante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se former

 

Principes, objectifs de la formation

Quel que soit l’enseignement choisi, traditionnel ou bien avec une phase de conduite accompagnée, dans les deux cas, la formation au permis de conduire comprend une partie théorique et une partie pratique.

Evaluation préalable

Avant la conclusion du contrat, l’enseignant doit procéder à une évaluation préalable, qui déterminera le volume prévisionnel de formation pratique. Il ne peut être inférieur à 20 heures de conduite. Cette évaluation préalable permettra donc aussi d’estimer le prix indicatif de la formation.

Un véritable contrat

Vous devez signer un contrat de formation avec l’école de conduite. Celui-ci engage les deux parties. Il doit être chiffré et faire apparaître dans le détail le coût de chaque prestation (évaluation de départ, formation théorique, nombre de cours pratiques, présentations aux examens, transports aux centres d’examen, livret d’apprentissage, livre du Code de la route, auxquels peuvent s’ajouter des frais relatifs aux démarches administratives).

Livret d’apprentissage

L’enseignant doit vous remettre un livret d’apprentissage qui précise les objectifs de la formation théorique et pratique.

 

 

Modalités de la formation

La formation théorique

Elle est axée sur l’apprentissage des règles de conduite et des bons comportements en matière de sécurité routière. Elle comprend des leçons théoriques et des tests.

La formation pratique

Elle est axée sur les bons comportements du conducteur, afin de ne mettre en danger ni sa propre sécurité ni celle des autres.

 

 

La conduite accompagnée

Il existe trois formules d’apprentissage comportant une phase de conduite accompagnée :

  • l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) qui peut être pratiqué dès 15 ans ;
  • la conduite supervisée qui peut être pratiquée à partir de 18 ans ;
  • la conduite encadrée pour les élèves des établissements préparant aux métiers de la route (CAP et BAC professionnel).

 

Ces trois formules permettent après une formation initiale, d’acquérir une expérience au volant en toute confiance, sous le contrôle d’un accompagnateur, dans les conditions de circulation les plus variées possibles, avant le passage des épreuves pratiques et l’obtention du permis de conduire et de l’autonomie.

 

 

L’apprentissage anticipé de la conduite

Un futur conducteur peut choisir d’apprendre à conduire dès l’âge de 15 ans avec la conduite accompagnée. En 2014, 197 717 permis de conduire de la catégorie B ont été délivrés via la filière de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC).

À ce jour, et après plus de 20 ans d’existence, cette filière d’apprentissage de la conduite est suivie par seulement 24 % d’apprentis conducteurs, alors que cette formation « au long cours » réduit de manière notable l’accidentalité chez les conducteurs novices et enregistre un meilleur taux de réussite à l’examen.

 

 

 

De quoi s’agit-il ?

La conduite accompagnée lui permet, après une formation initiale en école de conduite, d’acquérir une expérience au volant en toute confiance, sous le contrôle d’un accompagnateur, dans les conditions de circulation les plus variées possibles, avant le passage des épreuves pratiques et l’obtention du permis de conduire et de l’autonomie.

 

À partir de quand peut-on s’inscrire ?

Pour s’inscrire à l’AAC en école de conduite, il faut :

  • être âgé d’au moins 15 ans ;
  • avoir l’accord de son représentant légal et de l’assureur du véhicule.

 

Quels avantages ?

  • Acquérir une expérience de conduite. Gagner ainsi en confiance pour le passage pratique de l’examen, mais aussi en tant que futur conducteur.
  • Un taux de réussite plus important lors du passage de l’épreuve du permis avec 75 % de réussite contre 57 % par la filière traditionnelle.
  • Une période de permis probatoire réduite pour les candidats « AAC » : les nouveaux titulaires disposent d’un capital initial de 6 points sur leur permis. Pour en obtenir 12, ils devront attendre 3 ans sans commettre d’infraction s’ils sont passés par la filière traditionnelle d’apprentissage de la conduite, mais seulement 2 ans via l’AAC.
  • Pouvoir passer l’épreuve pratique du permis de conduire dès 17 ans et demi.

 

La formation initiale en école de conduite

Avant de pouvoir conduire avec l’accompagnateur, il faut suivre une formation initiale qui comprend :

  • une évaluation préalable d’une heure ;
  • une formation théorique sur les enjeux de la sécurité routière et permettant de préparer l’épreuve théorique générale dite épreuve du « code » ;
  • une formation pratique (cours de conduite) dont la durée ne peut être inférieure à 20 heures.

Une fois l’examen du code obtenu, et lorsque le niveau de conduite est jugé satisfaisant par l’enseignant après au moins 20 heures (ou davantage si l’enseignant le juge nécessaire) de formation initiale obligatoire, le jeune peut commencer à conduire avec un accompagnateur. L’enseignant lui délivre alors une attestation de fin de formation initiale (AFFI). Cette attestation prouve que l’élève a atteint le niveau nécessaire et indispensable pour commencer la conduite avec un accompagnateur notamment :

  • maîtriser le véhicule à allure lente ou modérée, le trafic étant faible ou nul,
  • choisir la position sur la chaussée, franchir une intersection ou changer de direction,
  • circuler dans des conditions normales sur route et en agglomération,
  • connaître les situations présentant des difficultés particulières.

Cette attestation est donnée à l’élève et consignée dans son livret d’apprentissage. Elle est aussi remise à la compagnie d’assurance du candidat, car elle est indispensable pour commencer la conduite accompagnée.

 

Qui peut être accompagnateur ?

Pour être accompagnateur, il faut :

  • être titulaire du permis B depuis au moins cinq ans sans interruption ;
  • avoir obtenu l’accord de son assureur ;
  • ne pas avoir été condamné pour certains délits (homicides et blessures involontaires, conduite sous l’emprise d’état alcoolique, délit de fuite…) ;
  • être mentionné dans le contrat signé avec l’école de conduite ;
  • participer à l’évaluation de la dernière étape de la formation initiale de l’apprenti conducteur.

Il est possible, pour l’élève, d’avoir plusieurs accompagnateurs, y compris hors du cadre familial.

 

 

Le déroulement de la phase de conduite accompagnée

  • Un rendez-vous pédagogique préalable avec l’accompagnateur est obligatoire, d’une durée minimale de deux heures. Le candidat se retrouve pour la première fois en présence du moniteur et deCe dernier profite à cette occasion de l’apport des conseils et des informations délivrés par l’enseignant de la conduite afin d’assurer une continuité dans la formation.
  • La conduite avec l’accompagnateur se déroule ensuite sur une durée minimale d’un an. Durant cette période, le conducteur devra parcourir au minimum 3 000 kilomètres, sous la vigilance et les conseils de l’accompagnateur.
  • Un suivi est assuré par l’école de conduite sous la forme de deux rendez-vous pédagogiques obligatoires avec l’élève, l’un entre 6 et 8 mois de conduite (et environ 1 000 kilomètres parcourus), l’autre à l’issue des 3 000 km.

C’est lors du deuxième rendez-vous pédagogique que le formateur décide si le candidat est prêt à passer l’épreuve pratique du permis de conduire lorsqu’il aura 17 ans et demi, s’il remplit les conditions de kilométrage parcouru et de durée de conduite accompagnée.

 

Les six règles à respecter

  1. Utiliser un véhicule équipé de deux rétroviseurs latéraux et du disque « conduite accompagnée » à l’arrière.
  2. Respecter les règles du code de la route et tout particulièrement les limitations de vitesse destinées aux conducteurs novices.*
  3. Parcourir les 3 000 km sur les parcours les plus variés possibles et participer activement aux rendez-vous pédagogiques à l’auto-école.
  4. Avoir toujours avec soi en conduite accompagnée le livret d’apprentissage et le document d’extension de garantie de l’assurance. Ces deux documents tiennent lieu de justificatif en cas de contrôle par les forces de l’ordre.
  5. Bien indiquer dans le livret d’apprentissage après chaque sortie les parcours effectués (nombre de km, type de routes, difficultés éventuelles…), afin de pouvoir en parler avec l’enseignant. Ce livret permet à l’élève de connaître les objectifs de sa formation et de suivre sa progression.
  6. Ne pas franchir les frontières françaises.

* 110 km/h sur les autoroutes où la section est limitée à 130 km/h ; 100 km/h sur les chaussées séparées par un terre-plein central et sur les portions d’autoroute limitées à 110 km/h ; 80 km/h sur les autres routes ; 50 km/h en agglomération.

 

Bon à savoir

Dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), les devis proposés par les auto-écoles doivent préciser :

  • Le rendez-vous pédagogique préalable avec l’accompagnateur et le moniteur d’école de conduite d’une durée minimale de deux heures.
  • Les deux rendez-vous pédagogiques obligatoires, avec l’accompagnateur et le moniteur.
  • La formation théorique : préparation et présentation à l’examen du code de la route.

La formation pratique : forfait de 20 heures minimum et présentation à l’examen du permis de conduire.

 

 

La conduite supervisée

 

Le principe : une offre plus souple que l’AAC

Le candidat de 18 ans et plus, inscrit dans une école de conduite, aura la possibilité de compléter sa formation initiale par une phase de conduite accompagnée lui permettant d’acquérir davantage d’expérience, afin de passer ensuite l’épreuve pratique dans des conditions sereines. C’est la « conduite supervisée », plus souple que l’apprentissage anticipé de la conduite. Comme pour la conduite accompagnée à partir de 15 ans, le candidat de 18 ans et plus doit au préalable avoir réussi l’épreuve du code et suivi au moins 20 heures de conduite en école de conduite. C’est l’enseignant qui autorise la personne à opter pour cette possibilité en fonction du degré de maîtrise du véhicule, des compétences et des comportements qu’il a observés chez le candidat.

 

A qui s’adresse la conduite supervisée ?

Cette formule s’adresse aux candidats de 18 ans et plus, qui souhaitent acquérir une expérience de conduite avant le passage de l’examen du permis de conduire ou après un échec à l’épreuve pratique.

 

Déroulement

Comme pour la formule de l’AAC, la phase de conduite accompagnée se déroule avec un accompagnateur qui doit justifier de 5 ans de permis B sans interruption. Par contre, la conduite supervisée n’impose ni durée minimale ni nombre de kilomètre minimum à parcourir.

Un rendez-vous préalable doit être suivi avant de débuter la conduite avec l’accompagnateur.

Attention : contrairement à l’AAC, cette formule ne permet pas de réduire la durée de la période probatoire. Les nouveaux titulaires du permis de conduire disposent de 6 points sur leur permis et doivent attendre trois ans sans infraction avant d’en obtenir 12.

 

Les avantages pour le candidat

  • Acquérir un maximum d’expérience et de confiance au volant avant le passage de l’épreuve pratique.
  • Améliorer à moindre coût ses acquis, notamment en attendant de repasser l’examen pour celui qui a échoué à l’épreuve pratique.

 

Bon à savoir : les règles incontournables

Après la phase de formation initiale, le candidat doit :

  1. Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d’assurances sur l’extension de garantie nécessaire pour la conduite du ou des véhicules utilisés au cours de la future phase de conduite supervisée. Cet accord précise le ou les noms des accompagnateurs autorisés par la société d’assurances à assurer cette fonction. Il est joint au contrat de formation de l’élève qui précise les obligations relatives à la fonction d’accompagnateur et les conditions spécifiques à la conduite supervisée ou à l’avenant au contrat de formation si le choix de la conduite supervisée a été décidé après la conclusion du contrat.
  2. Avoir obtenu l’attestation de fin de formation initiale (AFFI). Un exemplaire est transmis à la société d’assurances par le souscripteur du contrat de formation.

Après un échec à l’épreuve pratique de l’examen du permis de conduire, le candidat doit :

  1. Avoir obtenu un accord préalable écrit de la société d’assurances.
  2. Avoir obtenu une autorisation de conduire en conduite supervisée. Un exemplaire est transmis, dès sa délivrance, à la société d’assurances par le souscripteur du contrat de formation.

 

 

La conduite encadrée

 

Principe

La conduite encadrée s’adresse aux jeunes préparant, dans les établissements de l’Éducation nationale, les diplômes professionnels menant aux métiers de la route (BAC professionnel, CAP de conducteur routier marchandises).

Cette nouvelle formule, accessible à partir de 16 ans, s’effectue pendant la formation scolaire qui dure en moyenne deux ans. Dans cette filière professionnelle, un élève passe les épreuves de code et de conduite B avant sa majorité, dans le cadre de sa formation professionnelle. L’élève obtient son permis de conduire par équivalence de son diplôme. Toutefois, durant cette formation professionnelle il ne pouvait pratiquer la conduite accompagnée.

Depuis 2010, dès réussite aux épreuves du code et de conduite, il peut, après accord du chef d’établissement, conduire avec l’accompagnateur de son choix jusqu’à la délivrance de son permis.

 

 

 

Les avantages pour le candidat

Cette formule permet aux élèves, ayant réussi aux épreuves du permis de conduire, de maintenir et d’améliorer leur niveau de compétence et d’expérience, jusqu’à l’obtention du titre du permis de conduire, à 18 ans.

 

 

Permis B

 

Le « code » (épreuve théorique générale)

L’épreuve théorique (ou « code ») est obligatoire pour pouvoir se présenter à l’épreuve pratique. Quelle que soit la catégorie de permis visée, cette épreuve est obligatoire.

 

Une épreuve collective

Il s’agit d’une séance avec au maximum 40 candidats. Elle dure 1h30.

 

Déroulement

Cette épreuve débute par l’accueil des candidats, le contrôle de la recevabilité des documents d’examen et la vérification des identités. Chaque candidat est enregistré et se voit attribuer un boîtier d’examen. Ensuite, l’examinateur présente l’épreuve (utilisation du boîtier, consignes pour répondre). L’épreuve peut commencer : le diaporama avec 40 questions est soumis aux candidats, suivi par la correction des boîtiers, l’annonce des résultats et la transcription sur le dossier d’examen.

 

Obtention du « code »

Les candidats sont reçus à l’examen à partir de 35 bonnes réponses sur 40 questions. Les onze thèmes référencés :

  • Arrêt et stationnement ;
  • Croisement et dépassement ;
  • Questions écrites ;
  • Economie et écoconduite
  • Règles de priorités ;
  • Règles de circulation ;
  • Signalisation ;
  • Tunnels et passages à niveau ;
  • Visibilité et éclairage ;
  • Usagers, partage de l’espace public ;
  • Prise de conscience des risques

 

Validité

La réussite à du « code » est valable pendant cinq ans et permet de se présenter au maximum cinq fois aux épreuves pratiques. Un candidat déjà titulaire d’une catégorie du permis de conduire est dispensé de se présenter à cette épreuve pendant cinq ans à compter de la date de réussite à l’épreuve en circulation, toujours dans la limite de cinq présentations aux épreuves pratiques.

 

Des règles à connaître tout au long de la vie

La connaissance des règles de sécurité est une condition nécessaire pour votre sécurité mais aussi celle des autres usagers de la route. Le Code de la route doit être connu non seulement pour l’examen mais également être retenu et appliqué tout au long de la vie du conducteur, c’est l’assurance d’une meilleure sécurité pour tous sur les routes

La routine de la conduite, le temps écoulé depuis la formation au permis, mais également des modifications du Code de la route peuvent contribuer à oublier ou méconnaitre certaines règles. Chacun est encouragé à se former tout au long de sa vie pour rester un conducteur exemplaire.

 

 

L’épreuve pratique

Elle permet de contrôler si les connaissances, les aptitudes et le comportement des candidats lui permettent de circuler en toute sécurité.

Objectifs

Pendant cette épreuve, l’examinateur évalue la capacité à la conduite du candidat, et notamment :

  • le respect des dispositions du Code de la route ;
  • la connaissance du véhicule et la capacité à déceler les défauts techniques majeurs (la maîtrise du véhicule pour ne pas créer de situations dangereuses) ;
  • la capacité à conduire dans le respect de l’environnement ;
  • la capacité à assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers, en particulier des plus vulnérables ;
  • la capacité à percevoir et à anticiper les dangers engendrés par la circulation et à agir de façon appropriée.

 

Déroulement

À compter du 1er août 2014, l’épreuve dure 32 minutes. Elle comprend :

  • la vérification de la recevabilité des documents d’examen ;
  • l’accueil du candidat, la vérification de son identité et s’il a suivi une formation selon la formule de l’apprentissage anticipé de la conduite, de son attestation de fin de formation initiale ;
  • la présentation de l’épreuve par l’examinateur ;
  • l’installation au poste de conduite ;
  • les réglages du véhicule nécessaires avant le départ et réalisés par le candidat ;
  • une phase de conduite effective d’une durée minimale de 25 minutes ;
  • la réalisation d’un test de la vue ;
  • la réalisation de deux manœuvres particulières à tester en relation avec la sécurité routière (un freinage pour s’arrêter avec précision et une manœuvre en marche arrière) ;
  • des questions portant notamment sur la vérification d’un élément technique en relation avec la sécurité routière, à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule ;
  • la mise en action d’un accessoire ou commande d’accessoire en cours de circulation ;
  • l’établissement du certificat d’examen du permis de conduire.

 

Résultat

Selon les départements, le résultat vous est remis directement par l’examinateur ou vous est adressé par voie postale. En cas d’échec, une formation complémentaire est souhaitable.

 

Un permis à conserver

Le permis de conduire est un certificat de capacités, obtenu après une formation et des examens, attestant qu’une personne est apte à occuper l’espace public de circulation, sans mettre en danger sa vie et celle des autres.

Mais ce permis n’est pas attribué à vie et peut rapidement être perdu si le conducteur commet des manquements aux règles de circulation. Il appartient à chacun de conserver son permis en respectant en toute circonstance le Code de la route et en adoptant un principe de prudence vis-à-vis des autres usagers.

Les règles et principes de conduite appris au cours de la formation sont donc essentiels. Ils ont non seulement pour but de préparer le candidat à l’examen du permis de conduire mais également à sa future vie de conducteur.

 

L’évaluation

L’évaluation consiste à valider les compétences des candidats au travers des situations de conduite rencontrées.

Connaître et maîtriser son véhicule

  • Savoir installer et assurer la sécurité à bord
  • Effectuer des vérifications du véhicule en lien avec la sécurité routière
  • Connaître et utiliser les commandes

Appréhender la route

  • Prendre l’information
  • Adapter son allure aux circonstances
  • Appliquer la règlementation

Partager la route avec les autres usagers

  • Communiquer avec les autres usagers
  • Partager la chaussée
  • Maintenir les espaces de sécurité

Autonomie conscience du risque

  • Analyse des situations
  • Adaptation aux situations
  • Conduite autonome

Courtoisie au volant

Conduite économique et respectueuse de l’environnement

 

Evaluation de la conduite effective

Pour chacune des compétences décrites à l’article 21 du présent arrêté, l’expert attribue la note 0, 1, 2, ou 3, en s’appuyant sur les définitions suivantes :

  • Niveau 0: au moins une composante de la compétence n’est pas acquise et le candidat est incapable de la restituer. Pour autant, la sécurité n’a pas dépendu des tiers.
  • Niveau 1: la compétence est en cours d’acquisition mais mal maîtrisée. Elle a été mise en œuvre pendant l’examen de manière incomplète.
  • Niveau 2: la compétence est acquise. Elle a été mise en œuvre pendant l’examen à des niveaux de qualités variables.
  • Niveau 3: la compétence est correctement et régulièrement restituée. Le candidat a su la mettre en œuvre à chaque fois que cela était utile. Le niveau 3 ne correspond pas nécessairement à une prestation parfaite et l’évaluation doit tenir compte tant du contexte de réalisation des actions de conduite que de l’expérience limitée du candidat.

 

L’expert évalue l’autonomie et la conscience du risquedu candidat au travers des compétences suivantes

  • Analyse des situations ;
  • Adaptation aux situations ;
  • Conduite autonome.

 

S’agissant de l’analyse et de l’adaptation aux situations, l’évaluation intègre :

  • L’observation du comportement du candidat ;
  • La pertinence des réponses fournies par le candidat au questionnement éventuel de l’expert.

 

Au cours de l’épreuve pratique, le candidat devra réaliser deux des sept manœuvres suivantes, dont une au moins en marche arrière :

  1. Marche arrière en ligne droite ;
  2. Marche arrière en arrondi ou en angle ;
  3. Rangement en créneau ;
  4. Rangement en épi ;
  5. Rangement en bataille ;
  6. Demi-tour
  7. Freinage pour s’arrêter avec précision

 

 

 

 

 

Le certificat d’examen du permis de conduite (C.E.P.C.)

C’est sur ce document que l’examinateur note les erreurs commises par le candidat.

A l’issue de chaque examen, sauf pour les candidats des lycées professionnels et les candidats excusés à l’issue d’une régularisation, l’expert établit un certificat d’examen du permis de conduire sur lequel il dresse le bilan des compétences restituées par le candidat.

 

Ce document est adressé par voie postale.